On croit souvent que la magie est surnaturelle, mais au contraire, elle est tout ce qu'il y a de plus naturelle. En effet, dans un rituel de magie, on fait appel aux quatre éléments pour essayer de se concilier, de maîtriser des forces immanentes à la nature. Faire un rituel en respectant la symbolique des jours, des pierres, des cycles lunaires, des plantes, de l'encens... le rend beaucoup plus efficace.

Un peu d'histoire...
L'origine de la magie est assez difficile à établir car elle a toujours existé. En effet, depuis que l'homme est sur Terre, il a "crée" des dieux pour se rassurer, pour pouvoir expliquer la mort, la vie, les tempêtes, les saisons, .... Ainsi, il peut se les concilier grâce à des offrandes, à des cultes, c'est à ce moment-là que la magie intervient.
Par la suite, la magie ou sorcellerie est condamnée par l'Eglise et s'ensuit la meurtrière chasse aux sorcières, qui durera plus de 300 ans. Ensuite, la magie se fait plus discrète. Dans les années 1970, avec le développement du féminisme et du mouvement hippie, la magie réapparait ainsi que la religion proche de cette dernière : la Wicca. De nos jours, les sorciers et sorcières souffrent encore de nombreux préjugés.
Magie blanche, magie noire
Pour être plus simple, je parlerai de magie blanche et de magie noire... mais la magie n'a pas de couleur... l'intention du sorcier est ce qui la caractérise... D'ailleurs, on peut parler de magie noire, blanche, mais aussi rouge, rose, verte... La verte étant celle qui utilise des plantes.. la magie rouge peut être celle de l'amour ou celle qui utilise du sang et dans ce cas, la rose est celle de l'amour...Peut importe "sa couleur", la magie utilise les quatre éléments et tout ce que la nature, Notre Mère à tous, peut nous offrir : bougies, encens, fleur, plante, pierre.... La magie qui peut sembler un monde infini a cependant des règles, comme celle-ci : "Fais ce que tu veux tant que tu ne blesses personne, y compris toi même..."
Bien que la sorcellerie soit assimilé, en général, à la "magie noire", quelqu'un qui pratique la magie, est appelé, en général, un sorcier ou un mage, le magicien étant celui qui fait sortir des lapins d'un chapeau. Quelqu'un qui pratique la wicca, un wiccan ou wiccain. Mais en général, rien n'est aussi simple, une personne pourra se considérer lors de son apprentissage, une sorcière, puis une wiccane, puis simplement une païenne. En effet, aucun de ces mots n'est interchangeable, ils correspondent tous à des sensibilités différentes...
La loi du triple retour
C'est une loi très simple, qui régit la magie et la Wicca. Tout action que tu fais (bien comme mal), te sera rendu trois fois. Dans le rituel de magie noire, si le rituel est efficace, le sorcier ne subit pas ce retour ; la "victime" sera le démon, la créature, qu'il a invoqué.
La Wicca
La magie blanche et la Wicca sont très proches, elles ont un rapport privilégié avec la nature. Pour la Wicca, la déité (la Déesse, mère des univers et le Dieu, père créateur) est proche, dans la nature et en chacun de nous. Elle soutient la théorie de la réincarnation, mais pas forcément en des animaux. Le culte wiccan se fait sur un autel, avec de l'eau, du sel ou de la terre, de l'encens, des bougies et le pentagramme qui symbolisent respectivement les cinq éléments : l'Eau, la Terre, l'Air, le Feu et l'Esprit. Tout rituel de magie requiert le même matériel.
- Pentacle : talisman comportant au minimum une étoile à cinq branches et éventuellement d'autres symboles
- Pentagramme : nom donné au pentacle qui comporte uniquement l'étoile à cinq branches.
Il y a beaucoup de similitudes entre la magie blanche et la Wicca dans les outils : autel, bougie, encens, livre des ombres ou grimoire (livre qui contient tous les rituels d'une sorcière),etc., dans les croyances : le credo du wiccan est le même que celui du sorcier "blanc", l'importance des éléments, de la nature.

Les wiccans célèbrent des fêtes, il en existe de deux sortes les sabbats (rien à voir avec les orgies qu'on imaginait au Moyen-Age...) et les esbats, célebration des pleines lunes.... Les sabbats sont les fêtes du calendrier wiccan, qui correspondent aux quatre solstices et équinoxes et à quatre anciennes fêtes païennes.
- Halloween (Samhain), que tout le monde prend pour une fête commerciale américaine (bon d'accord, c'est un peu vrai, même si le phénomène commence à s'essoufler en France) ou une fête pendant laquelle les sorciers en profitent pour faire des orgies, est en fait le point de départ de l'année wiccane (la roue des saisons). Le Dieu soleil meurt, mais il va bientôt renaître de la Déesse terre.
- Yule est l'époque de la nuit la plus longue et du jour le plus court de l'année. Après, le temps d'ensoleillement augmentent jour après jour. La Déesse donnant naissance au Dieu, qui est représenté par le soleil, marque ainsi la renaissance de la lumière. L'enfant Dieu grandissant est le soleil qui se fait de plus en plus présent.
- Imbolc souligne le rétablissement de la Déesse après que celle-ci eut donné naissance au Dieu. L'allongement des jours la tire de son sommeil. Le Dieu est maintenant un jeune homme robuste, mais son pouvoir se fait sentir pendant les jours les plus longs. Sa chaleur fertilise la terre et fait germer les graines. Dès lors le printemps fait son apparition.
- A Ostara, les énergies de la nature passent subitement de la léthargie hivernale à l'exubérance printanière. Sortant précipitamment du sommeil, la Déesse couvre la terre de fertilité, pendant que le Dieu se développe et gagne en maturité. Il parcourt les champs verdoyant et se réjouie de la luxuriance de la nature.
- A Beltane le Dieu devient homme. Exalté par les énergies à l'Oeuvre dans la nature, il désire la Déesse. Ils tombent alors amoureux, s'étendent sur le lit de verdure au milieu des fleurs et s'unissent. La Déesse devient enceinte du Dieu et les wiccas célèbre la fertilité.
- Litha se produit lorsque la nature est à l'apogée de sa puissance. La terre nage dans la fertilité de la Déesse et du Dieu.
- A Lughnasadh (Lammas), les forces du Dieu décroissent alors que le soleil se lève toujours plus au sud chaque jour et que les nuits rallongent. La Déesse demeure, avec une tristesse mêlée de joie, consciente que le Dieu est mourant et que pourtant il vit en elle, dans l'enfant qu'elle porte.
- Mabon marque l'achèvement des récoltes commencées à Lughnasadh. Une fois de plus, les jours et les nuits sont égaux, en état d'équilibre, alors que le dieu se prépare lui à quitter son corps physique pour entreprendre la grande aventure dans l'invisible, pour se régénérer et renaître de la Déesse.
Après, il fête de nouveau Samhain, la mort du Dieu et ainsi, la roue de l'année est complétée.
N.B : Tout cela peut vous paraître bien mystérieux car le Dieu est le fils de la Déesse et par la suite son amant. Ce n'est pas ici une histoire d'inceste, c'est un symbolisme. La Déesse et le Dieu ensemble perpétuent le cycle de la vie, signe de fertilité, de régénération. Ils sont la preuve que la mort n'est jamais une fin en soi, qu'elle apporte une renaissance, que la vie est en perpétuelle évolution. Ils symbolisent la roue de la vie.


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